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Voilà la vaillante équipe du GOBE!!!

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Christine Rumo

Lors des promenades dominicales de mon enfance en rade de Genève, j'avais observé que les canards mangeaient du pain et qu'ils ne volaient pas.

En lisant Pomme d'Api, j'avais appris que les chouettes étaient les femelles des hiboux et qu'elles vivaient aux abords des maisons hantées.

Des rencontres vont transformer ma vision du monde des plumés.

En camp de biologie, un compagnon écoute des chants d'oiseaux au lieu de s'abreuver de Queen ou de Deep Purple ! Il s'agit de François Turrian. Je découvre un passionné d'ornithologie qui deviendra par la suite un copain avec qui j'ai fait des camps nature, des camps de baguement, des sorties au castor...

Au collège, je fais la connaissance de Claude Guex lors d'un cours facultatif d'ornithologie. Cela fait maintenant plus d'un quart de siècle que je vais plus ou moins régulièrement observer avec lui.

J'ai eu ma phase twitcheur, mais très vite, je découvre que les oiseaux font partie d'un monde beaucoup plus vaste. J'ai plein de questions, je veux en savoir plus et je décide de commencer la biologie. Je quitte donc la rade genevoise pour Dorigny. Très peu de terrain, beaucoup de physique, de maths, j'en apprends plus sur le DNA que sur la vie du muscardin. Je reste néanmoins en contact avec des passionnés d'ornithologie puisque Lionel Maumary et Laurent Valloton font leurs certificats de botanique et de zoologie en même temps.

De nouvelles rencontres vont me permettre de remettre incontestablement mes connaissance de la gent ailée en question. Révélations: j'apprends que les chouettes, ça vit dans des nichoirs, qu'elles n'ont pas peur des kèkès (corvidés?) et qu'elles ADORENT être tripatouillées par les buveurs de sang made in UNIL; ceci je le sais grâce à mes nouveaux mentors: Pierre-Alain Ravussin, chef incontesté et incontestable du GOBE et Alexandre Roulin, linguiste forcené de La Broye profonde.

Je m'incline devant mes illustres compagnons et me résous à prendre la plume ; c'est la seule arme à peu près maîtrisable face à l'attirail intrigant de mes amis: échelles méga-hautes et micro-étroites, laisse de chien aux usages pour le moins insolites, coffret de seringues style Bahnhof Letten, sacs maculés d'immondices inavouables et j'en passe.

Que faut-il préférer ?

Retrouver les valvules tricuspides d'un coeur de mouton au milieu d'un groupe d'ados en furie (j'enseigne les sciences) ou recevoir les giclées d'une jeune Tengmalm effrayée lors des sorties du GOBE ?

On va dire, c'est différent, chaque chose à son charme ...

Jean-Pierre Cosandier

Moi aussi, j'aime les oiseaux. jusqu'à en manger certains: cailles, poulets, autruches ! Je suis un passionné, mais pas dans le sens scientifique du terme, comme ces autres illustres membres du GOBE, i.e. que je ne coupe pas les cheveux, euh ! les plumes en quatre en établissant rapports d'études fouillées et autres graphiques en couleurs. Je me balade volontiers d'un nichoir à l'autre, mais de préférence par beau temps. J'ai un alibi de taille pour ne pas devoir porter l'échelle: mon dos, c'est dire qu'il a bon dos. J'aime les oiseaux pour leurs chants, chez les mammifères c'est quand même moins séduisant, et leur beauté: le plumage d'un chipeau p.ex., mâle de surcroît, n'en déplaise à ces dames, c'est une véritable merveille artistique tant par le dessin que le camaïeu de gris. J'aime aussi les dessiner ou m'inspirer de l'environnement qu'ils créent pour un tableau. Mais la beauté seule ne suffit pas, il leur faut la liberté, car paradoxalement, je n'aime pas les oiseaux en cage. En fait là, ce ne sont pas les oiseaux que je n'aime pas !

Valentin Métraux

Etudiant en Sciences de l'environnement et amoureux de longue date de la nature, je suis venu à l'ornithologie presque par hasard il y a une dizaine d'années. Si j'avais fait de nombreuses balades en famille, jamais je n'avais vraiment fait attention à la vie qui m'entourait. Un camp WWF a changé tout ça, affuts dans la forêts, baguage d'oiseaux,...Depuis, je ne compte plus les heures passées en extérieur! Et c'est tant mieux!

Pourquoi l'ornithologie plutôt que la botanique? Tout simplement grâce à un seul oiseau, un martin-pêcheur! Mon premier contact avec un oiseau en main était avec lui et depuis, même si je continue de manipuler des oiseaux pour le baguage, je les cherche plus souvent jumelles autour du cou!

Permis de bagueur tout frais en poche, je participe aux activités du GOBE et du groupe d'étude du col de Jaman depuis environ 5 ans et le temps que j'y consacre augmente chaque année, signe que la passion ne diminue pas!

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